COJEP : démission fracassante de Boga Ernest Ozoukou, le parti de Charles Blé Goudé sous tension

Vues 5 171

Vues 5 171
Le Congrès Panafricain pour la Justice et l’Égalité des Peuples (COJEP) traverse une nouvelle zone de turbulence avec la démission de l’un de ses hauts responsables. Le vice-président Boga Ernest Ozoukou a annoncé, dans une lettre adressée au président du parti, Charles Blé Goudé, son départ de toutes ses fonctions ainsi que son retrait définitif de la formation politique.
Datée du dimanche 25 mai 2026, la correspondance a également été transmise au président du CCOD et à l’Inspecteur général du parti. L’ancien vice-président y évoque une décision mûrement réfléchie, motivée par ce qu’il qualifie de « dérives stratégiques, politiques et managériales » au sein du COJEP.
Originaire de Lakota et ancien responsable des militants du Loh-Djiboua, Boga Ernest Ozoukou affirme ne plus se reconnaître dans la ligne politique actuelle du parti. Il dénonce notamment un changement dans la communication interne et publique, qu’il juge éloigné des orientations initiales de la formation politique.
L’ex-dirigeant reproche également au président du parti des propos tenus lors d’une tournée à Lakota, qu’il considère comme déplacés à l’égard des militants et des autorités locales, estimant que certaines formules utilisées ont été perçues comme un manque de respect envers les bases.
Dans sa lettre, il accuse par ailleurs la direction du parti d’avoir exposé publiquement des échanges internes, notamment certaines conclusions issues des États généraux du COJEP, ainsi que de discréditer des cadres ayant exprimé des divergences de vue.
Boga Ernest Ozoukou affirme aussi avoir été la cible de moqueries à travers une communication officielle du parti, qu’il estime dévalorisante à son encontre et à celle des cyberactivistes ayant soutenu Charles Blé Goudé lors de son parcours judiciaire à la Cour pénale internationale.
Pour lui, des principes essentiels tels que le respect des militants, la reconnaissance des sacrifices et la confidentialité des débats internes ne sont plus garantis au sein de la formation politique.
Dans sa conclusion, l’ancien vice-président du COJEP annonce reprendre « sa pleine liberté politique », tout en adressant ses remerciements aux militants et compagnons de lutte avec lesquels il dit avoir partagé un engagement commun au sein du parti.
Solo Muna