Orpaillage clandestin : Abou Bamba hausse le ton et exige la réhabilitation des sites dégradés

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En déplacement dans les régions du Gontougo, du Bounkani et de l’Indénié-Djuablin, du 15 au 17 octobre 2026, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a réaffirmé la détermination du gouvernement à combattre l’orpaillage illégal, restaurer les espaces dégradés et renforcer la protection du patrimoine naturel.

La lutte contre l’orpaillage clandestin ne se limite plus à l’interpellation des exploitants illégaux. Elle implique également la remise en état des sites ravagés par les activités minières et la responsabilisation de tous les acteurs impliqués. C’est le message porté par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, lors d’une tournée de terrain effectuée du 15 au 17 octobre dans trois régions du pays.

À Tanda, la restauration des sites au cœur des priorités

Le 15 octobre, dans la région du Gontougo, à Tanda, le ministre s’est rendu sur des sites affectés par l’exploitation aurifère illégale afin d’évaluer les opérations de réhabilitation en cours. Cette étape a également permis de suivre un projet pilote de dépollution de sites contaminés au cyanure, conduit avec l’appui de partenaires privés, notamment Endeavour Mining et IVOS, sous la supervision du ministère.

Les conséquences environnementales de l’orpaillage clandestin demeurent préoccupantes. L’utilisation de substances toxiques, notamment le cyanure et le mercure, ainsi que l’accumulation de déchets plastiques et métalliques, exposent les sols, les eaux et les populations à des risques importants.

Face à ces dégâts, les autorités entendent renforcer les programmes de restauration afin de redonner aux espaces dégradés leur capacité écologique et de limiter les conséquences durables de l’exploitation illégale.

Dans le Bounkani, protéger les espaces naturels

Le 16 octobre, à Bouna, Abou Bamba a rencontré les agents de la zone Nord-Est de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR). À cette occasion, 30 commandos forestiers ont reçu leurs diplômes, dans un contexte marqué par les défis liés à la surveillance et à la préservation des espaces protégés.

Le ministre a insisté sur la vigilance nécessaire pour défendre le Parc national de la Comoé, dont la conservation représente un enjeu majeur pour la biodiversité ivoirienne.

La tournée a également conduit la délégation sur le site d’exploitation minière légale de Kolo Mining International, à Niandégué. Cette visite visait à apprécier le respect des obligations environnementales par les opérateurs autorisés, rappelant que la légalité d’une activité minière ne dispense pas du respect des normes de protection de l’environnement.

À Sankadiokro, la fermeté affichée contre les exploitants illégaux

Dernière étape de la mission, le 17 octobre, à Sankadiokro, dans la région de l’Indénié-Djuablin. Le ministre y a visité des sites abandonnés à la suite d’interventions menées par les autorités préfectorales, les chefs traditionnels et les forces de défense et de sécurité.

Pour le gouvernement, ces opérations doivent se poursuivre afin d’empêcher la reprise des activités clandestines. La stratégie annoncée vise également les personnes qui financent ces exploitations, celles qui hébergent les orpailleurs illégaux ainsi que les fournisseurs de matériels utilisés sur les sites.

« Nous ne fléchirons pas », a martelé Abou Bamba, réaffirmant la volonté des autorités de poursuivre la lutte et de faire appliquer les sanctions prévues.

Au-delà des opérations de terrain, l’enjeu reste désormais de garantir la restauration effective des espaces dégradés, d’assurer une surveillance durable et de traduire les responsabilités établies en mesures concrètes. Car combattre l’orpaillage illégal suppose non seulement de libérer les sites occupés, mais aussi de réparer les dommages environnementaux et de prévenir leur réapparition.

I.inter