Burkina Faso : la Banque mondiale et le gouvernement réévaluent un portefeuille de plus de 2 500 milliards FCFA pour soutenir la relance

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Le Groupe de la Banque mondiale et le gouvernement burkinabè ont engagé vendredi à Ouagadougou une revue stratégique des projets financés dans le pays afin de mesurer leur contribution réelle au Plan de relance et au développement économique et social du Burkina Faso.

Cette session de travail, organisée sous le thème : « Portefeuille des projets et programmes financés par la Banque mondiale au Burkina Faso : quelle contribution à l’atteinte des objectifs du Plan Relance ? », rassemble autorités gouvernementales, experts techniques et représentants des partenaires financiers.

Au centre des discussions : l’efficacité des projets en cours, le rythme de décaissement des financements et les solutions à apporter aux difficultés qui ralentissent certaines réalisations.

Plus de 4 milliards de dollars engagés

Le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Hamoud Abdel Wedoud Kamil, a expliqué que cette revue annuelle constitue un cadre essentiel de dialogue entre l’institution financière et les autorités burkinabè.

Selon lui, il s’agit non seulement d’évaluer les performances des projets, mais aussi de trouver des mécanismes permettant d’accélérer leur mise en œuvre au bénéfice des populations.

Le portefeuille actuel de la Banque mondiale au Burkina Faso compte 27 projets, dont 19 projets nationaux et huit projets régionaux.

Les engagements nets de l’institution sont passés de 2,7 milliards de dollars en 2020 à près de 4,18 milliards de dollars, soit environ 2 508 milliards de FCFA, illustrant l’importance du soutien financier accordé au pays.

Des investissements dans les secteurs stratégiques

Les financements concernent plusieurs secteurs jugés prioritaires pour la relance économique et la stabilité sociale du Burkina Faso, notamment la santé, l’éducation, les infrastructures, l’énergie, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle et les services sociaux de base.

Les responsables de la Banque mondiale ont indiqué que le dernier exercice budgétaire a enregistré un taux de décaissement de 28,4 %, supérieur à la moyenne régionale.

Deux nouveaux projets d’un montant global de 250,4 millions de dollars ont récemment été approuvés dans les domaines de la santé, de l’éducation et des infrastructures.

En parallèle, trois autres projets estimés à environ 300 millions de dollars devraient être validés cette année dans les secteurs de l’énergie, de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle et des services sociaux.

Aboubacar Nacanabo appelle à améliorer l’exécution des projets

Le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Aboubacar Nacanabo, a salué l’appui constant de la Banque mondiale aux efforts de développement du Burkina Faso.

Il a toutefois insisté sur la nécessité de lever les obstacles qui freinent encore l’exécution de certains programmes.

Selon lui, plusieurs défis persistent, notamment dans un contexte marqué par les contraintes sécuritaires, les difficultés logistiques et les pressions économiques auxquelles le pays reste confronté.

Accélérer la relance économique

À travers cette revue conjointe, les autorités burkinabè et la Banque mondiale souhaitent renforcer le suivi des investissements publics et améliorer l’impact concret des financements sur les populations.

L’ambition affichée est de rendre les projets plus efficaces, plus rapides et davantage alignés sur les priorités du Plan de relance, dans un pays confronté à d’importants défis de développement et de résilience.

Cette rencontre marque ainsi une nouvelle étape dans la coopération entre Ouagadougou et la Banque mondiale, alors que le Burkina Faso cherche à accélérer sa relance économique tout en consolidant les services essentiels destinés aux populations.

I.inter