SNKA 2026: Dominique Ouattara annonce un appui de 94,49 millions FCFA au profit de groupements et coopératives

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La Côte d’Ivoire veut mieux valoriser son karité et renforcer sa place dans une filière qui relie les communautés rurales aux marchés industriels et internationaux. Cette ambition a été réitérée lors de la première édition du Salon national du karité(SNKA). Laquelle édition s’est ouverte le mardi 13 octobre 2026 à Abidjan, en présence des autorités publiques, les organisations professionnelles, les industriels et les partenaires. A cette occasion, la Première Dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara, y a annoncé un appui de 94,49 millions FCFA au profit de groupements et coopératives de productrices.
Organisé au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire par la Fédération nationale du karité de Côte d’Ivoire (FENKACI), avec l’accompagnement du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité, le salon se déroule sur deux jours autour du thème « Quel écosystème pour le développement durable de la filière karité en Côte d’Ivoire ? ».
Derrière cette initiative se trouve une question économique : comment mieux organiser la production, renforcer la transformation sur le territoire national et augmenter la part de la valeur qui revient aux femmes et aux communautés rurales ?
Un soutien concret aux coopératives féminines
Marraine de la cérémonie, Dominique Ouattara a annoncé une contribution de 94,49 millions FCFA, composée d’équipements de transformation évalués à 74,49 millions FCFA et d’une enveloppe de 20 millions FCFA pour les activités génératrices de revenus.
Les équipements destinés à des groupements des régions de la Bagoué, du Tchologo et du Bounkani comprennent notamment des presses, des concasseurs, des moulins, des dépelliculeuses et des tricycles.
« Le karité est une richesse précieuse pour notre pays », a souligné la Première Dame, appelant les institutions financières, les entreprises et les partenaires au développement à intensifier leur accompagnement.
De la ressource naturelle à l’industrie
Le ministre de l’Agriculture, Bruno Nabagné Koné, a évoqué les défis liés à la structuration des circuits commerciaux, à la certification, à la modernisation des équipements et à la préservation des parcs à karité.
La recherche représente également un enjeu pour l’approvisionnement futur. Anderson Ehouman, du FIRCA, a résumé cette perspective en déclarant : « Aujourd’hui, l’avenir de la filière, c’est de faire des champs de karité. »
Les techniques de greffage présentées par les responsables de la recherche pourraient réduire le temps nécessaire à la production des arbres, facilitant ainsi le développement de plantations et la sécurisation de l’approvisionnement en noix.
Une filière au-delà des frontières ivoiriennes
Pour Ali Saidu, président de la Global Shea Alliance, les résultats doivent être mesurés à partir de la valeur ajoutée créée localement, des emplois générés et de la part des revenus qui revient aux femmes et aux communautés rurales. Il a également souligné l’importance de la coopération régionale face aux défis économiques et climatiques.
Ces préoccupations dépassent le seul marché ivoirien : la compétitivité dépend aussi de la qualité des produits, de la traçabilité, de l’accès aux débouchés et de la capacité à répondre aux exigences des acheteurs.
La première édition du SNKA s’inscrit ainsi dans une ambition de structuration de la chaîne de valeur, avec plus de 1 700 femmes productrices annoncées parmi les participants et des travaux consacrés au financement, à l’innovation et aux partenariats.
La question centrale demeure celle du partage de la valeur : la croissance de la filière karité pourra-t-elle profiter davantage aux femmes qui la font vivre et à l’économie des régions productrices ?
Tadina Christina
